Le banc du village

le pouvoir, c'est de s'asseoir


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Fraternisez, fraternisez, mais oubliez la démocratie.

Le journal l’Humanité vient de publier sur son site internet un article nommé « Mettons le FN sous quarantaine démocratique ».

Ils l’ont fait. Jusqu’où sont prêts à aller ceux qui veulent fraterniser avec les « gentils musulmans » ? Pour « éviter la division, la stigmatisation », les communistes qui prétendent lutter au nom du peuple veulent l’empêcher de voter. Rien de nouveau. Tout cela a déjà été entendu mot pour mot sortant de leur bouche il y a 70 ans.

En 1939 l’Humanité applaudissait les traités de non-agression avec l’Allemagne hitlérienne : « La paix est sauvée ! »
« L’action de l’Union soviétique par le pacte de non-agression avec l’Allemagne concourt à raffermir la paix générale » 
(une de l’Humanité du 25 août 1939)

En 1940, l’Humanité appelait à emprisonner tous ceux qui voulaient résister manu militari à l’Allemagne. Heureux de la « paix » obtenue en 40 sous Pétain, le journal condamnait De Gaulle qui exhortait les français « à rejoindre tous ceux qui veulent combattre ». L’Humanité qualifiait de « Parti de la guerre » tous ceux qui ne souhaitaient pas la paix avec l’Allemagne. Eux se nommaient « Parti de la paix ». Ils prônaient la germanophilie et la « fraternisation avec les soldats allemands » qui n’étaient pour eux avant tout que de « pauvres prolétaires » obligés de faire la guerre, comme les islamistes d’aujourd’hui…
Rhétorique éculée: « Apprenons à nous connaître » « fraternisez avec les soldats allemands »… Etre germanophobe, c’était être quelque part xénophobe, donc pas digne de « la vraie France », celle qu’il veulent empêcher de voter. Etre « Degaulliste », c’était « vouloir que les peuples s’entretuent ».

« Il est particulièrement réconfortant, en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit sur la rue, soit au bistrot du coin.
La fraternité des peuples ne sera pas toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante. »
(L’Humanité n° 59 du 4 juillet 1940 – Organe central du PCF)

Aujourd’hui pour eux le Front National serait un parti « xénophobe, anti-républicain, diviseur et haineux ». D’ailleurs les citations de De Gaulle reprises dans la France soumise de 2015 font scandale. Malheureusement pour l’Humanité la germanophobie de 1939 a changé de nom avec l’histoire, on l’appelle aujourd’hui « Résistance ». Il en sera de même avec ceux qui se sont battus pour le refus total de l’islam en France, et qu’on nomme « islamophobes », comme si la maladie était de refuser une barbarie que l’on sait pourtant avoir déjà fait 270 millions de morts et être toujours aussi virulente. Islam et nazisme ont d’ailleurs déjà eu des liens très étroits pendant la guerre : le Coran livre de chevet d’Himmler avec Mein Kampf, l’admiration d’Hitler pour l’islam et sa volonté de conquête, les bataillons nazis-musulmans, la coopération avec le grand Mufti Al Hussein qui convainquit les nazis de déporter également les enfants…

En mai 1941, De Gaulle était « un assassin de la liberté » :

 » Les impérialistes rivaux sont animés du même souci d’assassiner la liberté et quand les propagandistes anglais présentent le mouvement gaulliste comme un mouvement démocratique, ils mentent effrontément. Ce général à particule veut non pas la liberté de notre pays, il veut le triomphe des intérêts impérialistes auxquels il a lié son sort.
Ouvriers, paysans, ce n’est pas vers les de Gaulle, de Larminat et autres réactionnaires de même accabit qu’il faut tourner vos regards, et ce n’est pas des V qu’il faut écrire sur les murs, mais c’est l’emblème de la faucille et du marteau qu’il faut dessiner partout. «  
(L’Humanité numéro spécial imprimé du 1er mai 1941, organe central du PCF)

L’événement qui les incita à rejoindre le Gaullisme à partir de juin 1941 n’eut aucun rapport avec l’intérêt supérieur de la France ou la condamnation de l’idéologie nazie : ce fut l’invasion de leur URSS soviétique chérie par l’Allemagne. Là les allemands étaient allés trop loin. Il fallait libérer… l’URSS.
Arrêtons la collaboration, arrêtons de croire le gouvernement et les médias et expulsons l’islam de France. Certes, après 50 ans l’immigration musulmane il est tard, et ça ne se fera pas dans la paix et la tranquillité absolue. Mais il faut en être conscient, l’accepter, et marcher, marcher, car l’avenir de nos enfants et des enfants de nos enfants se joue maintenant.

« Les communistes sont les champions de l’Entente Internationale des peuples. Ils sont les champions de la Paix. C’est la politique des communistes, c’est la politique de la collaboration vraie. » (La Politique communiste n° 1 de décembre 1940 (Brochure du PCF))

Tous les textes cités sont lisibles ici http://pcf-1939-1941.blogspot.fr/p/blog-page_29.html


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Critères préalables à une révolution

Quelques constats actuels sur notre société :

  1. un climat de relative prospérité économique : ce vendredi 4 avril 2014, surfant sur des marchés financiers euphoriques, certains indices boursiers ont atteint de nouveaux records historiques. Aujourd’hui c’est le S&P 500 aux USA (1890.6 points), ainsi qu’un record annuel du CAC 40 en France ; récemment c’était le NFP ; on a prévu celui du DAX, etc. Mais l’économie ce n’est pas que la finance, c’est aussi la production réelle, et de ce côté là les records sont battus aussi : le dernier chiffre officiel de Pôle « emploi » donne 3,34 millions de demandeurs d’emploi sans activités, recensés. On est donc bien dans une prospérité économique parfaitement relative.
  2. des antagonismes forts entre les classes sociales : certes on n’ose plus parler de classes sociales traditionnelles, peut-être à cause de la disparition même de la conscience de classe façon Marx. Cependant (comme l’avait analysé Louis Chauvel en 2001) l’accroissement des inégalités de richesse s’est envolé depuis, et des interrogations sur la « justice sociale » reviennent régulièrement sur le devant de la scène politique, laisser entrevoir un retour de la notion de classe. Si l’on prend la notion de classe sociale au sens plus large, économique de Weber, ou fonctionnel de Schumpeter, on constate là aussi des dissensions croissantes, des jalousies, entre les différentes professions et catégories socioprofessionnelles.
  3. des intellectuels devenus adversaires virulents de l’autorité dirigeante : toujours ce même jour, dans la dernière émission de télé publique où l’on reçoit encore quelques intellectuels (ou  ce qui y ressemble encore le plus), les sept personnes invitées (politologues, sociologue, écrivains) ont passé 1h30 à décrire l’impéritie, la vacuité, voire d’avantage, du personnel politique de quelque bord qu’il soit, et conséquemment la mascarade que représente un système politique électoral où le taux d’abstention bat, là encore, des records. Enfin, il suffit d’aller voir les étalages des nouveautés chez les libraires pour sentir le climat de défiance qui règne entre ceux qui pensent et ceux qui gouvernent.
  4.  des dirigeants ayant perdu confiance en leur autorité et en ses fondements : c’est à notre époque non plus la crise de la monarchie, mais la crise de la « démocratie » quand elle s’enraye. Les bleus et les roses s’alternent mécaniquement au pouvoir. Ils n’ont pas le temps de s’asseoir qu’ils sont déjà sanctionnés par le peu de votants qui a pris la peine de se déplacer. La dictature des sondages leur rend toute réforme infaisable. Et de toute façon les décisions économiques effectives ne sont plus de leur ressort, elle sont passées aux instances européennes.
  5. un gouvernement confronté à des difficultés financières graves : est-ce vraiment la peine d’en rajouter ? 2000 milliards d’euros de dette publique, 94% du PIB. Un doublement en dix ans, soit une croissance de la dette d’environ 7% par an.
  6. une utilisation maladroite de la force devant les premiers mouvements de mécontentement : après quelques mois très chauds sur les pavés (mariage pour tous, jour de colère, etc.) la tension n’est pas retombée. Entre accusations d’agressions gratuites par les forces de l’ordre d’un côtés, ou de laxisme de ces mêmes forces de l’ordre vis-à-vis de certains mouvements violents (antifas, etc.), on ne peut pas dire que le ministre de l’Intérieur possède une grande maîtrise de ses effectifs. Pourtant ce ministre, Mr Manuel Valls, est passé cette semaine premier ministre. Il a annoncé avoir formé « un gouvernement de combat ». Mais je n’ai pas entendu explicitement contre qui allait être mené ce combat.

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VOX ET PRAETERA NIHIL : « la voix et rien de plus »… ou le droit de voter pour se donner des maîtres

Voici un court pamphlet peu connu publié en 1793. Il est l’oeuvre de John Oswald (1760-1793), ex-soldat anglais, venu prendre part activement à la révolution française (il fut, avec un soldat français, l’un des deux premiers hommes à pénétrer la Bastille le 14 juillet 1789). Ce texte qui discrédite sans détours la notion de représentation du peuple est la preuve d’un certain débat oublié qui a été soulevé dans les assemblées révolutionnaires par les esprits les plus libres d’alors : faut-il établir une démocratie ou un régime représentatif ?  On connait le résultat. Oswald est mort dans la Guerre de Vendée, ainsi que ses deux fils.

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Exemple d’une démocratie moderne réalisable à grande échelle

Observant les réussites et les échecs des timides expériences démocratiques ayant eu lieu ces dernières années dans une poignée de pays sous diverses formes (Islande, Irlande, Canada, Pays-Bas, Colombie Britannique) Terry Bouricius a ébauché ce qui paraît être un squelette solide pour bâtir une démocratie à la fois fonctionnelle et légitime. Autrement dit un système de désignation du pouvoir basé sur la tirage au sort mais qui soit suffisamment équilibré pour assurer une vraie cohérence et une vraie efficacité dans son fonctionnement.
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