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Rousseau, l’amour de la patrie

A tous ceux qui se disent héritiers du «véritable esprit de la République » en prônant le mondialisme, le sans-frontiérisme, le droit-de-l’hommisme, il est bon de rappeler rapidement à travers quelques citations les conceptions patriotiques sans cesse trahies du père spirituel de la révolution française, Jean-Jacques Rousseau.

« Tout peuple a ou doit avoir un caractère national et s’il en manquait, il faudrait commencer par le lui donner ».

« Le droit de cité ne pourra être donné à nul étranger sauf une seule fois en cinquante ans à un seul s’il se présente et qu’il en soit jugé digne, ou le plus digne de ceux qui se présenteront ».

«Vous donnerez à leurs âmes une physionomie nationale qui les distinguera des autres peuples, qui les empêchera de se fondre, de se plaire, de s’allier avec eux. ».

« Il faut en un mot renverser un exécrable proverbe  et faire dire à tout polonais au fond de son cœur : Ubi patria, ibi bene.» [Note : « Là où est sa patrie, on se sent bien ». Le proverbe contraire de Cicéron étant Ubi bene, ibi patria : Là où l’on se sent bien est la patrie. ]

« Tout patriote est dur aux étrangers. L’essentiel est d’être bon aux gens avec qui l’on vit.  Au dehors le Spartiate était ambitieux, avare, inique ; mais le désintéressement, l’équité, la concorde régnaient dans ses murs. Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent remplir autour d’eux. »

« Par où l’on voit ce qu’il faut penser de ces prétendus cosmopolites, qui justifient leur amour pour la patrie par leur amour pour le genre humain, se vantent d’aimer tout le monde pour avoir droit de n’aimer personne »

« L’institution publique n’existe plus, et ne peut plus exister, parce qu’où il n’y a plus de patrie, il ne peut plus y avoir de citoyens. »

« Un des grand vices de l’histoire […] : tant qu’un peuple croît et prospère dans le calme d’un paisible gouvernement, elle n’en dit rien ; elle ne commence à en parler que quand, ne pouvant plus se suffire à lui-même, il prend part aux affaires de ses voisins ou les laisse prendre part aux siennes. »

« Soyez sensible à tout cela, lui dis-je, mais ne vous en étonnez pas ; partout où les étrangers sont rares, ils sont bienvenus : rien ne rend plus hospitalier que de n’avoir pas souvent besoin de l’être : c’est l’affluence des hôtes qui détruit l’hospitalité. »

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